Cèpes de charme
Forêt vivante et bois magique,
Marchant dans la terre et écartant les moustiques,
Les mains branlantes au dessus de ta tête,
Les villois te noient de leur ignorance trop bête.
Rageant à chaque pas au milieu des broussailles,
Cassant les brindilles et les arbres leurs artères,
Pour chercher à la mousse quelques victuailles,
Mures et champignons tels sont tes blessures de terre.
Bâton fabriqué pour scruter les merveilles,
Rien à l’horizon et pourtant la foulure,
Il aurait mieux valu ramasser une vieille,
Mais l’homme préféra arracher pour l’usure.
Bruyères et mousses écartées et zyeutées,
Insectes dévoilés et charmes fouillés,
Voix profonde provenant de l’orée,
Criant la trouvaille deux cèpes ramenés.
Photo sur le vif, et eux ramassés,
Charme volé sur la table posés,
Livre ouvert sur la vérité,
Cèpes jetés et jamais consommés.
Plaisir humain de les avoir jugés,
Mais oubli tragique de la cachette trouvée,
Aux frontière du bois où les cèpes planqués,
Se réjouissent encore de leur bonnet à demi enterrés.
Par azaliah, Dimanche 31 Aout 2008 à 13:06 GMT+2 dans BIOGRAPHIE (article, RSS)

























