Azaliah et Compagnie...

Cèpes de charme

Forêt vivante et bois magique,

Marchant dans la terre et écartant les moustiques,

Les mains branlantes  au dessus de ta tête,

Les villois te noient de leur ignorance trop bête.

 

Rageant à chaque pas au milieu des broussailles,

Cassant les brindilles et les arbres leurs artères,

Pour chercher à la mousse quelques victuailles,

Mures et champignons tels sont tes blessures de terre.

 

Bâton fabriqué pour scruter les merveilles,

Rien à l’horizon et pourtant la foulure,

Il aurait mieux valu ramasser une vieille,

Mais l’homme préféra arracher pour l’usure.

 

Bruyères et mousses écartées et zyeutées,

Insectes dévoilés et charmes fouillés,

Voix profonde provenant de l’orée,

Criant la trouvaille deux cèpes ramenés.

 

Photo sur le vif, et eux ramassés,

Charme volé sur la table posés,

Livre ouvert sur  la vérité,

Cèpes jetés et jamais consommés.

 

Plaisir humain de les avoir jugés,

Mais oubli tragique de la cachette trouvée,

Aux frontière du bois où les cèpes planqués,

Se réjouissent encore de leur bonnet à demi enterrés.

Vos commentaires

1 Le Dimanche 21 Septembre 2008 à 10:00 GMT+2, par franck

Une description magique où il ne manque que les lutins...
Mais ce sont peut être ces êtres au loin munis d'un Kway de toutes les couleurs???
;-)

2 Le Jeudi 25 Septembre 2008 à 00:32 GMT+2, par MCM

Ce poème sent l'automne!

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 3 + 4 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens